Entreculturas ONG Jesuita para la educación y el desarrollo
Entreculturas ONG Jesuita para la educación y el desarrollo
Entreculturas ONG Jesuita para la educación y el desarrollo
Entreculturas ONG Jesuita para la educación y el desarrollo AGIR

Témoignages

Témoignages

IKLAS, réfugiée soudanaise dans le camp d’Iridimi, à l’est du Tchad

Iklas a été forcée à se marier à 15 ans et a dû quitter l’école ; elle connaît donc bien les difficultés des filles du Tchad. Aujourd’hui, avec quatre garçons et deux filles à sa charge, elle a repris avec beaucoup de détermination ses études secondaires. « L’éducation est très importante pour l’avenir de mes enfants.»

Réfugiée soudanaise au Tchad

Elle a été violée par un membre de sa famille et a accouché d’une fille suite à ce viol. « Ma situation est très difficile ; je ne veux pas quitter l’école. Je ne sais pas ce qui m’attend, mais je veux continuer mes études.»

KIM étudiante, Fe y Alegría Guatemala

Quand elle a eu 12 ans, son père l’a obligée à quitter l’école et à travailler comme cuisinière dans une famille. À Totonicapán, la ville natale de Kim au Guatemala, les filles sont beaucoup moins valorisées que les garçons, ce qui explique que beaucoup d’entre elles passent leur enfance à faire le ménage, à s’occuper de leurs frères et sœurs ou à travailler dans d’autres familles au lieu d’aller à l’école.

LUCIA CHIVALÁN, professeure au Guatemala

Elle connaît très bien la discrimination que subissent les filles, et ce dès leur naissance : une sage-femme est payée le double si le nouveau-né est un garçon.

SIFA KAITE, coordinatrice de la Protection de l’enfance au JRS du Tchad

Sifa nous raconte les problèmes auxquels sont confrontées les filles du Tchad. Des problèmes qui sont en réalité des violations de leurs droits, comme la mutilation génitale féminine.

« La mutilation génitale féminine est interdite au Tchad, mais elle continue d’être pratiquée en secret et en cachette. Pour organiser la mutilation génitale d’une fille, les parents et leur entourage proche doivent mener toute une série de démarches. Comment voulez-vous qu’une mineure dénonce tous ces gens devant la justice ? C’est quelque chose d’extrêmement compliqué pour elle.»

Sofía Gutiérrez, responsable d’Action publique à Fe y Alegría Guatemala

Sofía travaille tous les jours pour défendre les droits des filles. Le Guatemala est l’un des pays les plus inégalitaires du monde et extrêmement violent, surtout envers les femmes. « Quand tu es une femme, tu sais d’emblée que tu es dans une position d’inégalité. La violence physique, sexuelle et la surcharge de travail existent aussi dans les familles. Beaucoup de filles ont de grosses responsabilités alors qu’elles ne sont encore que des enfants.»

Comme nous le rappelle Sofía, pour éliminer ces situations de violence, il faut une éducation de bonne qualité, il faut éduquer pour transformer la société. Grâce à La Luz de las Niñas, la vie de nombreuses filles est en train de changer.